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Économie : la plénière débat de la nécessité de nouvelles réformes structurelles.

Posted by benjamin-nicolau en febrero 28, 2016

Économie : la plénière débat de la nécessité de nouvelles réformes structurelles.

La reprise en Europe reste faible et variable selon les États membres, certains pays luttant toujours contre des taux de chômage et une dette publique élevés. Mercredi 24 février, les députés réunis en plénière à Bruxelles débattront de la coordination économique à l’échelle européenne. Les commissions parlementaires ont préparé des rapports appelant à davantage de réformes structurelles afin de créer de l’emploi et de stimuler la productivité.

Le semestre européen 


Le semestre européen vise à mettre en place une meilleure coordination des politiques économiques des différents États membres. Il prévoit deux étapes : la Commission européenne prépare d’abord des prévisions générales concernant l’Union européenne et ses priorités communes. Elles doivent être approuvées par les chefs d’État et de gouvernement. Ensuite, la Commission prépare des recommandations pays par pays qui sont approuvées par les gouvernements au Conseil. Ces recommandations doivent être mises en œuvre dans chaque État membre.

Le débat en plénière se base sur des rapports rédigés par plusieurs commissions parlementaires autour des prévisions générales pour l’Union européenne.

Le rapport de la commission des affaires économiques et monétaires, préparé par la députée démocrate socialiste portugaise Maria J Rodrigues souligne que des réformes structurelles et une stimulation de la demande peuvent avoir un impact sur la reprise.

« Au Portugal, l’austérité a amené du chômage, de la pauvreté et de l’émigration économique, mais aussi une amnistie pour les plus riches qui fuient l’impôt. Beaucoup de personnes ont du mal à subvenir aux besoins de leur famille, ou renoncent à l’idée-même d’avoir des enfants. Rien de tout cela n’a amélioré la compétitivité du pays », a-t-elle déploré.

Selon elle, « la zone euro doit être gérée comme une seule économie ». Les pays qui exportent beaucoup plus qu’ils importent « peuvent se permettre d’augmenter les salaires et les investissements intérieurs, de sorte que la demande nationale augmente et que toute la zone euro atteigne une croissance plus élevée ».

Impact social des réformes

Le rapport de la commission de l’emploi, qui a été rédigé par la députée démocrate-chrétienne portugaise Sofia Ribeiro, rappelle que créer des emplois de qualité et générer de la croissance doit être au cœur des politiques nationale et européenne.

« Pour garantir un véritable développement, je soutiens une politique européenne basée sur des réformes structurelles, une consolidation fiscale et des investissements durables, parallèlement à une analyse des impacts sociaux et économiques », a-t-elle déclaré avant le débat en plénière du 24 février.

Évoquant la crise économique dans son pays, la députée a expliqué que le Portugal avait dû « recourir à une aide extérieure, car il ne pouvait pas, à cette époque, assurer les fonctions sociales les plus fondamentales d’un pays ». Sofia Ribeiro a néanmoins souligné que respecter les « impositions des créanciers avait eu un impact social dévastateur ».

Marché unique et compétitivité

Le marché unique constitue un pilier de l’économie européenne. Un rapport de la commission du marché intérieur préparé par la députée démocrate socialiste britannique Catherine Stihler souligne que développer davantage le marché unique aidera à la création d’emplois dans l’Union européenne.

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